28 juin 2007

Conversations sensuelles... à quatre mains

Tout excitée de m’annoncer la nouvelle, ma collègue de travail m’explique que la technologie révolutionnaire du nouveau iPhone l’a laissée sans voix. Pourtant, ce matin, un chroniqueur spécialiste en technologie faisait remarquer aux auditeurs que tout ce qu’offre le nouveau iPhone existe déjà sur le marché, mais que la technologie de l’appareil rend son usage « plus sensuel ».

Tout ça me fait réfléchir. Je suis personnellement intéressée mais pas du tout passionnée par la technologie. J’ai un ordinateur et je me suis branchée sur Internet depuis quelques années seulement. J’ai compris comment fonctionne un lecteur de fichiers audio (MP3 ou autres) tout récemment, parce que je me suis procuré un petit appareil pour écouter de la musique pendant mon entraînement. Donc, pas le choix d’apprendre son fonctionnement. Je n’ai pas de téléphone cellulaire et je persiste à dire que les seules personnes qui en ont vraiment besoin sont les chirurgiens, les gynécologues et les adolescents.

Alors en regardant la présentation du iPhone que ma collègue m’a fortement suggéré de visionner, je suis demeurée perplexe. Et je me demande si, dans quelques années, les humains naîtront avec quatre mains. Parce que bientôt, on en aura besoin. Et selon la théorie de l’évolution des espèces de Darwin, nous devrions certainement finir par nous adapter à l’usage de ces nouveaux appareils.

Sceptique ? Il n’y a qu’à observer le comportement d’un conducteur en pleine conversation au téléphone cellulaire, roulant nonchalamment à 60 km/h sur l’autoroute, à cheval sur deux voies, zizaguant à qui mieux mieux parce qu’il doit fouiller dans son coffre à gants pour trouver son carnet d’adresses. S’il avait quatre mains, le problème serait réglé et plus personne ne serait en danger. Et lorsque ce même conducteur aura son iPhone, il devra le tenir d’une main et « pitonner » de l’autre pour retrouver le nom de la dernière personne enregistré sur sa liste de contacts.

Finalement, la technologie nous aura au moins appris quelque chose, c’est que l’évolution des capacités de ces multiples appareils surpassera les capacités de l’être humain. Nous ne pouvons plus gérer tout ça sans se prendre la tête à deux mains. Et encore là, il nous en manque deux pour faire tout le reste!

Et je n’ai pas encore parlé de la mémoire…

À suivre.

09 juin 2007

Monde et merveilles


Lorsque ma fille m’a demandé quelles étaient les sept merveilles du monde, j’ai été bien embêtée de lui répondre. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai découvert qu’une seule d’entre elles a survécu, la Grande pyramide de Khéops.

Les curieux trouveront tous les détails de la disparition des six autres merveilles (Les jardins suspendus de Babylone, le temple d’Artémis d’Éphèse, la statue de Zeus à Olympie, le mausolée d’Halicarnasse, le Colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie) en suivant les différents liens sur ce site.

En feuilletant un magazine, j’ai appris que Bernard Weber, écrivain et cinéaste, en collaboration avec l’UNESCO, avait lancé un concours en invitant le monde entier à voter pour les sept merveilles du monde contemporain. Ceux qui ont envie de participer à cette aventure doivent se rendre sur ce site http://www.new7wonders.com/ pour voter avant le 7 juillet.


Voici mes choix :

La pyramide de Chichén Itzá (Mexique)
La cité de Machu Picchu (Pérou)
La statue de la Liberté (États-Unis)
Les statues de l'île de Pâques (Chili)
Le Taj Mahal (Inde)
L'Opéra de Sydney (Australie)
Le Kremlin et la place Rouge (Russie)




J’ai vu les trois premières merveilles de mes propres yeux. C’est déjà pas mal.

Je trouve l’idée tout de même assez intéressante et j’ai bien hâte de connaître les résultats.

Pour en savoir plus, lire l'article sur Cyberpresse à ce sujet ici :

http://www.cyberpresse.ca/article/20070521/CPVOYAGES/705120924/-1/CPVOYAGES

22 avril 2007

Prise 2

En relisant les textes que j’ai publiés ici, je me rends compte que les sujets de deux d’entre eux font encore l’actualité: Tuer son prochain et Écroulement .

J’ai un peu fermé les yeux sur les deux, volontairement. Parce que je n’ai pas envie de penser qu’un de ces jours, ma fille fréquentera un collège ou une université où n’importe qui pourra franchir les portes, sans autorisation, armé jusqu’aux dents. Que cet homme (pardon, mais il s’agit toujours d’un homme) aura la possibilité de tuer dix, vingt, trente, quarante ou cent personnes (pardon, mais le nombre augmente toujours) sans être arrêté.

Qu’on publiera des photos de cet homme dans tous les journaux, sur tous les réseaux, comme celles d’un héros armé qui joue à Rambo sur le grand écran.

Que d’autres suivront son exemple, parce qu’ils auront compris que c’est une façon terriblement efficace d’attirer l’attention, et que dans leur démence c’est ce qu’ils cherchent avant tout sans penser aux conséquences.

J’ai aussi fermé les yeux pour ne pas revoir la scène du viaduc écroulé. Je me suis bouché les oreilles pour ne pas entendre les discours des politiciens qui d’un côté affirment que tous les viaducs ont été vérifiés et sont sécuritaires, et de l’autre annoncent qu’une quinzaine d’entre eux devront être démolis prochainement ??? Ne me demandez pas pourquoi j’ai de gros frissons chaque fois que je passe sous un viaduc, svp.

Et je n’ai pas envie, non plus, d’écrire au sujet du réchauffement de la planète. Une seule phrase, peut-être : « Nous sommes tous interdépendants et le moindre geste posé par l’un d’entre nous contribue à faire pencher la balance, du bon ou du mauvais côté. » C’est ce que je crois, bien humblement. À nous de trouver l’équilibre.

01 avril 2007

Copier c'est voler


« Ce qui est déshonorant, ce n’est pas de mentir, c’est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge », écrivait Étienne Rey dans son Éloge du mensonge. En matière de mensonge, celui qu’a commis la jeune Marie-Pier Côté, récemment accusée de plagiat, en est un de taille. On se demande bien ce qu’elle avait en tête lorsqu’elle a présenté « son » manuscrit d’abord à ses parents, puis à un éditeur qui l’a finalement publié. Démasquée, l’adolescente a été forcée d’admettre qu’elle a trompé tout le monde en volant l’œuvre de quelqu’un d’autre sur Internet.

La Presse sème le doute, les fans s’en doutent

Le roman intitulé Laura l’immortelle, publié aux éditions Les Intouchables en janvier 2007, a d’abord suscité les interrogations des fans du film Highlander, à cause des nombreuses similitudes entre les deux histoires. La Presse en avait d’ailleurs fait état dans un article publié le 13 mars 2007. À la suite de cet article, ce sont les discussions des fans sur les différents forums qui ont éveillé les soupçons de l’auteur de la fanfiction Des cendres et du vent, Frédéric Jeorge, qui a publié son récit sur Internet en 2001. Après la lecture du roman de la jeune fille de 12 ans, l’auteur n’a pu que constater qu’il s’agissait d’une copie conforme de son œuvre et a décidé d’alerter les médias.

L’éditeur

Michel Brûlé est un éditeur audacieux qui n’a pas très bonne réputation dans les milieux littéraires. Croyait-il avoir affaire à un jeune prodige lorsqu’on lui a présenté la petite fille et son gros bouquin de plus de 200 pages ? S’est-il interrogé sérieusement ? A-t-il fait des recherches ? A-t-il soumis le manuscrit à d’autres personnes pour connaître leur avis ? Ou a-t-il tout simplement cru qu’une bonne fée, d’un coup de baguette magique, pouvait transformer une fillette en auteur à succès ?

Brûlé l’a avoué lui-même, il n’a pas lu entièrement le manuscrit et a cru à la bonne foi de Marie-Pier et de ses parents qui lui ont confirmé qu’il s’agissait bien d’une œuvre originale. Sans aller plus loin, il a accepté de publier Laura l’immortelle, et jette aujourd’hui sur les parents tout le poids de la responsabilité.

La réaction de l’éditeur étonne, car il ne semble en aucun cas remettre en cause son propre comportement dans ce dossier, son manque de jugement et, oserait-on dire, sa grande naïveté. En tant qu’adulte et professionnel de l’édition, n’aurait-il pas dû émettre des doutes sur la capacité d’une si jeune personne à produire un tel ouvrage sans aide? Sa responsabilité demeure considérable dans cette histoire et il serait dommage qu’on le laisse s’en tirer aussi facilement. D’ailleurs, la somme qu’il réclame aux parents à titre de remboursement et de dédommagement – autour de 30,000 dollars – semble passablement exagérée, compte tenu du faible tirage.

Les parents

Ne généralisons pas. Les parents ne rêvent pas tous de faire de leur progéniture des champions olympiques ou des vedettes de cinéma ni de les voir réaliser des performances exceptionnelles dans tous les domaines. Mais quand un parent décèle certaines aptitudes chez son enfant, il est normal qu’il prenne les dispositions nécessaires pour que celui-ci réalise son plein potentiel. Dans ce dossier, certains ont fait les gros yeux aux parents de Marie-Pier Côté qui auraient, dit-on, cru aveuglément au mensonge de leur fille. Mais doivent-ils réellement payer un tel prix pour cette erreur, puisqu’au fond ils ne sont coupables de rien, sauf d’avoir encouragé le talent de leur fille ?


Le mensonge

Combien d’étudiants remettent des thèses entièrement copiées sur Internet ? Combien d’adolescents rendent des travaux constitués de collages de différents textes glanés sur des sites qu’ils ne se donnent même pas la peine d’inclure dans leurs références ? La facilité avec laquelle quiconque aujourd’hui peut s’approprier un texte d’un simple clic de souris est inquiétante, mais justifie-t-elle le mensonge particulièrement énorme qu’a commis la plagiaire Marie-Pier Côté en s’appropriant l’œuvre d’un autre pour faire croire qu’elle était allée « au bout de son rêve ».

De quoi rêvent les jeunes filles à 12 ans ? De devenir célèbres ? D’attirer l’attention? D’être la fierté de leurs parents ? Si Marie-Pier possède un réel talent d’écriture, aura-t-elle un jour la chance de publier un autre roman ? Combien d’auteurs attendent des réponses d’éditeurs qui demeurent silencieux et qui ne liront peut-être jamais leur manuscrit ? Et ce genre d’histoire n’a rien pour les motiver à lire ceux des jeunes qui rêvent d’être publiés…


P.S. J’aurais bien publié cette chronique un peu plus tôt, mais je devais d’abord m’assurer qu’elle soit acheminée au professeur à qui je devais la remettre. En effet, il s’agit d’un sujet que j’ai choisi comme exercice de rédaction dans le cadre d’un cours que je termine bientôt. Vous comprendrez que je n’aurais surtout pas souhaité être accusée d’avoir copié…

18 février 2007

Conscience et différences


À travers toutes les discussions et les nombreux dérapages que suscite le sujet des accommodements raisonnables, chacun s’interroge sur sa tolérance, sa capacité à accepter la différence, sa compréhension et sa connaissance de l’autre. Je l’ai fait moi aussi.

Quand j’étais petite, on appelait ce genre d’exercice : faire son examen de conscience. Quand j’étais petite, j’allais à l’église tous les dimanches, je me confessais sans comprendre ce qu’était un péché. J’ai fait ma première communion et ma confirmation, et personne ne m’a jamais demandé si je comprenais pourquoi.

Aujourd’hui, les églises sont désertes et les jeunes n’ont aucune obligation d’adhérer à la pratique religieuse comme c’était plus ou moins le cas à une certaine époque. Désormais, l’éducation religieuse doit se faire à la maison ou dans la communauté, mais plus à l’école.

Ce qui laisse croire que peu à peu notre société se désintéresse de la religion catholique et de sa pratique, de ses symboles, de ses rites et de ses principes. Quelques aînés fréquentent encore les églises, mais on s’interroge déjà sur le sort que connaîtront ces bâtiments peu à peu désertés et trop chers à entretenir.

Mais revenons à l’examen de conscience.

Je peux tolérer qu’une femme musulmane se voile, mais je ne peux tolérer la pensée qu’elle le fasse sans une totale liberté de choix. Humblement, je ne peux en juger. Le voile, pour certains, représente un symbole de renoncement et de soumission et pourrait être tout aussi gênant pour les uns que la vue d’une femme en maillot d’exercice peut l’être pour les autres. Tout est une question de point de vue, justement.

Je suis d’accord avec le principe que la société civile et la société religieuse aient chacune leurs règles, mais je crois que celles de la société civile doivent être respectées par tous, tandis que celles de la société religieuse le sont par choix.

Ces questions sont délicates et les politiques actuelles devront s’ajuster rapidement afin de permettre à tous de vivre dans le respect des différences.

23 janvier 2007

Chacun son blogue

Me revoilà. Je sais, ça fait longtemps et, en principe, un blogue digne de ce nom devrait être alimenté régulièrement. Malheureusement, ces temps-ci, je suis un peu occupée ou pas assez préoccupée pour me sentir à l’aise de rédiger un bout de texte à déposer ici. Ce n’est pas parce que l’actualité me laisse indifférente. Oh! que non! Mais il y a des moments où j’aime mieux me taire. Et le titre de ce blogue n’est pas étranger au fait que je préfère réfléchir avant d’écrire.

Pincez-moi si je rêve, mais il me semble que de plus en plus de journalistes, chroniqueurs et auteurs envahissent l’Internet avec leurs blogues. Non contents d’avoir une tribune pour s’exprimer et pour être lus ou entendus – ces gens-là écrivent déjà dans les journaux, dans les revues, publient des livres, sont interviewés à la télévision et à la radio, et ça ne suffit pas! Les voilà qui se lancent à la conquête de l’espace de plus en plus occupé de la blogosphère. C’est la mode, et je suppose que dans les salons, les journalistes qui n’ont pas de blogue se font traiter de retardés…

C’est pour cette raison que j’étais très intéressée d’entendre ce qu’avaient à dire sur le sujet trois journalistes qui participaient à une émission de radio assez populaire.

Les entendre parler de compétence, de fautes d’orthographe et d’absence de talent d’écriture ne m’a pas étonnée. Les journalistes n’aiment pas les blogues parce qu’ils se sentent menacés. Ils s’imaginent qu’ils sont les seuls à avoir le droit d’exprimer leur opinion en public, mais aussi qu’ils sont les seuls à avoir une opinion. C’est sérieux. Il doit y avoir une longue file d’attente devant le bureau du psy des journalistes…

Ils se sentent menacés parce que la présence des blogues dilue le lectorat. Elle leur vole des lecteurs potentiels. C’est pour cette raison qu’ils se bousculent pour prendre la place, pour tasser les « mauvais rédacteurs qui écrivent n’importe quoi » et montrer aux internautes qu’eux seuls, les professionnels de l’écriture, peuvent rapporter une nouvelle correctement, avoir des idées, diffuser des informations, susciter la controverse, répondre au monsieur qui est choqué par leurs propos et envoyer ch… la planète si ça leur chante.

Ça me choque.

Finalement, ce mini débat était particulièrement moche, mais le sujet vaudrait la peine d’être discuté.

Ceci dit, je ne lis pas vraiment les blogues des journalistes. J’aime bien lire leurs chroniques dans les journaux et les revues ou les entendre à la télé et à la radio. Mais je m’arrête là. Tout le monde devrait connaître ses limites.

16 décembre 2006

Mon beau sapin

Il y a quelque chose qui me dérange dans cette histoire de la juge de Toronto qui a fait enlever un sapin de Noël dans le hall d'entrée du Palais du Justice. D'abord, je me demande vraiment si le sapin est un symbole religieux ou tout simplement une tradition. Ensuite, je m'interroge sur l'usage d'une autorité douteuse dont cette juge a fait preuve pour que ledit sapin soit retiré de la vue des gens. Quelqu'un a-t-il fait une plainte ? Le sapin peut-il réellement incommoder des gens qui ne sont pas chrétiens ? Alors, pourquoi pas démollir toutes les églises tant qu'à faire ! Au cas où ça pourrait déranger quelqu'un qu'il y ait des catholiques au Canada !
Vraiment, je n'y comprends rien...