Je sais que tout le monde en a parlé, mais je ne sais pas ce que tout le monde en a dit. Mais ce que j’ai entendu ou lu à propos du Bye Bye 2008 m’a terriblement agacée. On dirait que tout le monde attend cette foutue émission de fin d’année pour sauter sur leur clavier ou sur leur téléphone pour écrire ou dire des niaiseries à propos de ce qu’ils ont vu et entendu à cette seule émission. Alors qu’à l’année longue, les humoristes crachent leur venin sur les artistes, les politiciens, les journalistes, les Noirs, les handicapés, les femmes, les couples, et même sur le malheur des gens. Nommez-moi un humoriste qui ne s’alimente pas presque uniquement à même l’actualité pour se promener d’un côté de la scène à l’autre en répétant ce qu’un autre humoriste a dit une semaine avant lui, en changeant une ou deux phrases pour avoir l’air intelligent. (Oui, il y en a, mais on peut les compter sur les doigts d’une seule main.)
Le métier d’humoriste est un métier que je ne voudrais pas pratiquer. Non seulement on doit faire rire les gens, mais on doit aussi ménager les susceptibilités tout en n’étant pas trop plate. Les Bye Bye se suivent mais ne se ressemblent pas, et c’est tant mieux comme ça. Mais ces émissions ont une chose en commun, elles ont toutes été vertement critiquées et n’ont jamais fait l’unanimité. De là à faire un procès à une jeune équipe qui ne demandait qu’à tenter sa chance en relevant un beau gros défi, c’est suffisant pour décourager tous les jeunes humoristes encore assis sur les bancs de l’École de l’humour. La question n’est plus de savoir ce qui est drôle ou pas, ce qui se dit ou ne se dit pas, ce qui se fait ou ne se fait pas, la question est de savoir qui a intérêt à tasser les jeunes de la grande table de l’humour qui est déjà, à mon avis, bien trop pleine.
Moi, j’ai ri, un peu, le soir du Bye Bye. Mon chum a ri plus que moi. Je ne ris pas facilement et je ne ris pas de n’importe quoi ou de n’importe qui. Mais je ne ris plus quand je vois Louis Morissette et Véronique Cloutier, les yeux cernés, forcés à s’excuser parce qu’ils ont offensé quelques personnes, alors que bien d’autres avant eux ont été passablement plus cruels, déplacés, carrément moins drôles. Moi, je les félicite pour leur courage et leur travail et j’espère qu’ils vont continuer à faire rire ceux qui ont le sens, le vrai sens de l’humour. Pour les autres, ils n’ont qu’à changer de poste.
Le métier d’humoriste est un métier que je ne voudrais pas pratiquer. Non seulement on doit faire rire les gens, mais on doit aussi ménager les susceptibilités tout en n’étant pas trop plate. Les Bye Bye se suivent mais ne se ressemblent pas, et c’est tant mieux comme ça. Mais ces émissions ont une chose en commun, elles ont toutes été vertement critiquées et n’ont jamais fait l’unanimité. De là à faire un procès à une jeune équipe qui ne demandait qu’à tenter sa chance en relevant un beau gros défi, c’est suffisant pour décourager tous les jeunes humoristes encore assis sur les bancs de l’École de l’humour. La question n’est plus de savoir ce qui est drôle ou pas, ce qui se dit ou ne se dit pas, ce qui se fait ou ne se fait pas, la question est de savoir qui a intérêt à tasser les jeunes de la grande table de l’humour qui est déjà, à mon avis, bien trop pleine.
Moi, j’ai ri, un peu, le soir du Bye Bye. Mon chum a ri plus que moi. Je ne ris pas facilement et je ne ris pas de n’importe quoi ou de n’importe qui. Mais je ne ris plus quand je vois Louis Morissette et Véronique Cloutier, les yeux cernés, forcés à s’excuser parce qu’ils ont offensé quelques personnes, alors que bien d’autres avant eux ont été passablement plus cruels, déplacés, carrément moins drôles. Moi, je les félicite pour leur courage et leur travail et j’espère qu’ils vont continuer à faire rire ceux qui ont le sens, le vrai sens de l’humour. Pour les autres, ils n’ont qu’à changer de poste.

